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mercredi 11 mai 2016

Le saule



Le saule surplombant la colline
Meurtri par les siècles passés
Au fond de ma rétine lassée
Funestes visions qui me dominent

Il est mort seul comme un chien
Seul comme celui qui faiblit
Seul car bien vite on oublie
Qui un jour tint notre main

À rien ne servent mes cris de damné
Déjà le temps a creusé nos tombes
Moi comme le saule suis condamné
Car sur chaque homme un jour nuit tombe

Le saule est seul et moi je pleure
Pourquoi est-ce lui qui pâtit
Tout seul je pleure mais lui se meurt
Car en ce monde nous sommes maudits

vendredi 5 février 2016

Apocalypse, maintenant.



Rien dans le ventre, rien dans la tête
Malheur bonjour, bonheur parti
Le désespoir est infini
Les jours se suivent et se répètent

Temps d'opulence sont révolus
Idiocratie vient annoncer
La fin d'une ère, nos tombes creusées
Les jours radieux ne seront plus

La rage au ventre, aucun espoir
Les heures qui passent nos vies enterrent
Tel bête en cage, manège funèbre
Journées passées broyant du noir

Futile maintenant de frétiller
Car condamné ce sale caillou
Je suis conscient, je vous l'avoue
Nous guette la mort sans sourciller

mardi 2 février 2016

Le lourd fardeau d'être un bouffon



Fantasques mes foutues foutaises
À l'image de mon esprit
Bien triste pourtant ma vie
Las de débiter fadaises

Je rembobine mes bobards
Face à leurs regards glacials
Le prochain sera fatal
J'en ai ma claque de ces connards

Lassé de ne pas enlacer
Un quidam qui sourirait
Qui à ma verve rirait
Comme à mes mots insensés

J'opte pour des paroles pêchues
Qui font fuir les barbares
Qui plonge ces cons dans le noir
Décrypter n'ont jamais pu

La masse de ces as de pique
Qui bien moins sombre que moi
Par dédain plonge en émoi
Mon ego tragi-comique

Cette impitoyable dame
La vie sur mes maux insiste
À jamais un clown triste
À demeurer me condamne

mardi 19 janvier 2016

La réputation d'un Dom Juan, les avantages en moins.

Retour aux sources quand je trousse ma douce et tendre sans plus attendre sans aller me faire pendre ailleurs. D'ailleurs, si par malheur, je vous écœure avec mes humeurs au demeurant risibles, je suis pas lisible quand il s'agit de lier des liaisons avec la belle Lizzy, je suis pas lazy quand faut léser les tissus mous de la petite Manon. Faut pas se mentir, sous vos mentons, c'est pas de la menthe, c'est pas du thon. Et pourtant, c'est pas tant que c'est pas tentant, c'est épatant tous ces tétons qu'à tâtons je teste. Voilà qu'on peste et me déteste parce que je reste, non sans leste, la petite peste qui vos restes va lester au fond d'un verre de larmes avec un zeste de sel.

jeudi 7 janvier 2016

M

My life into a joyful ride you turned
After all these years I spent in the dark
That soft warmth of yours on me set its mark
Heaven's no match for life with you, I heard
Your smile is now the sun that lights my way
Loud beats my heart when I'm with you, my dear
Darling, holding your hand I hold no fear
End of time, come, with you I'll spend that day

Au fond du puits, une âme.



Perles de pluie, larmes d'aigreur
L'eau qui ruisselle grossit le flot
Me purifie de la torpeur
Qui me harcèle à demi-mot

Rubis sanglant et crocs de loup
Sont le tribut pour tous mes torts
Empoissonné, je deviens fou
Et je repose à demi-mort

Une aile sombre transperce la nuit
Et de ses plumes cache les étoiles
Puis elle déguise la lune qui luit
Viole mes espoirs de son noir voile

Bien loin de moi est le soleil
Mais pour rêver il est bien tard
Je ne puis atteindre le doux éveil
Reste confiné dans mes cauchemars

L'obscur abysse qui facilite
Ma peur panique, terreur nocturne
Et cette angoisse qui ne me quitte
Dans la noirceur toujours m'emmure

Avec le temps s'envole peine
Et prisonnier barreaux accepte
Des illusions la tête pleine
Du châtiment devient adepte

Malgré la peur, je garde la foi
À mon malheur je suis fidèle
Ce sentiment ne me lâche pas
Ma lassitude est éternelle

mardi 5 janvier 2016

Chez moi, chez nous



Jamais mes lèvres n'ont goûté l'ambroisie
Souvent ma couche remplie de vide
Me rappelle que malgré ces nuits d'extase
Bien loin de moi souvent tu vis

Lourd est le fardeau que l'homme doit porter
Créature qui jadis fut innocente
Vit alors sous le joug de Damoclès
Contrainte à expier les fautes de ses pères

Errant sur un navire voué à s'échouer
Nombreux ont pour seul réconfort
La main aimante et curatrice
D'une femme dont les yeux seuls guérissent leurs maux

Alors chaque fois que je touche ton épiderme
Brillantes et humides mes pupilles visent
Cette bicoque qui sera mon foyer
Qu'en un jour prochain nous partagerons

lundi 4 janvier 2016

Nul confort au fond du trou



Nul confort au fond du trou
Pour celui qui a trop chu
Une existence d'attente
Une espérance bien ténue

Souvent entre chien et loup
Se faufilent révélations
Amères comme une mort lente
Comme corbeaux à l'horizon

Le destin porte ses coups
Et sa cible toujours trouve
Une douleur lancinante
Ses victimes toujours éprouvent

En train de devenir fou
Une vie passée traqué
Bête qui les sous-bois arpente
Cherchant à se réfugier

Dos au mur face au courroux
De la roue de l'infortune
Prêt à l'agonie si lente
Au repos au fond d'une urne

J’acquiesce quand elle m'a en joue
L'inévitable faucheuse
Je sais qu'elle n'est pas clémente
Je ne souhaite nulle fin heureuse

lundi 28 décembre 2015

Okay au quai.



Ta vie de bâton de chaise
Ce cachot qui te plaît tant 
À ceux qui partent tu mens 
Tu te dis que t'es à l’aise 
Dans cette track qui tourne sans cesse
Parmi les fous qui se moquent 
Car jamais toi tu dis fuck 
Comme une âme pure à la messe 
Tes problèmes avec adresse 
Tu les dodge slick comme Néo 
Instable comme un rodéo 
Coupable de tant de bassesses 
Juste pour garder ton confort 
Ton ptit cadre de vie merdique 
Ta ressemblance parodique 
Ta vie pue vraiment la mort
Chaque fois je vois les chacals 
Dans leurs vies salement banales 
Qui se prennent pour Nelson Montfort 
Exit la loi du plus fort 
Excite la calote d’ses morts 
Aller simple pour le Mordor 
Loin de ces maudits beuglants 
J’arbore l’absence de sourire 
J'abhorre leur putain d’empire 
J’veux les réduire à néant 
Nombreux mots je crache sur eux 
La nuke est métaphorique 
Sociabilité j’te nique 
Pourquoi donc m’meler à eux 
Eux qui pigent pas ma musique 
Aussi poétique soit-elle 
Mes insultes à la poubelle 
Hors de ma sphère cosmique 
Ouais frelon c'est comique 
Ou alors dramatique 
Ou bien tragi-comique 
Tout ce que font ces moustiques 
On est pas loin du mystique 
À chaque fois que je rapplique 
C'est la violence domestique 
Ils comprennent pas que j’m’applique
À appliquer mon mastique 
Bientôt gros j’claque tout mon fric 
J’me casse fort loin de ce cirque 
Je consolide c'est magique 
Ils font les fonds de barrique 
Dans l’espoir d’avoir l’air chic 
Mais quand tu cliques t’as juste l’air con 
Et les cousines elles montent le son 
Pour pas faire face au bourdon 
Qu’tu traînes autour du cou ducon 
‘vec ta sale le-gueu d’cochon 
Porcin j’te vois j’me morfonds 
D’penser qu’y à pas si long-
Temps vraiment aurait-on 
Pu toi et moi sans raison 
Courir le nu marathon.
Et arpenter le ponton
Maltraiter ton tonton
Et se serrer deux trois thons
Mais toi t'as rien gépi gros
T'es rien qu'un geon-pi gros
Parce que t'en fais toujours trop
Il a fallu que tu m'aggro
Sous tes allures de chard-clo
Tu vas finir comme Cloclo
Parce que moi j't'electro
Cute ou te cut à coup de cutter
Ouais les charlots comme toi ça me fait pas peur
Regarde donc fils
Vois donc mon vice
Alors dégage avant qu'j'tapisse
Les murs avec ton sang
Que dans le sol je plante tes dents
Tout ce que je voulais c'était écouter du bon son, mais il a fallu que ces pantins sortent de leur boite le seul soir ou je quitte ma putain de crypte.

vendredi 25 décembre 2015

Les serpents vivent pour poignarder



Sous leurs regards compatissants
Pestilentielle la pitié
Voilés sont les médisants
Lacérations dissimulées

Sous le masque condescendant
Se cache besogneuse vipère
Quand vile traîtresse s'affaire
Le fouet des mots devient cinglant

Mes yeux mille fois j'ai trop plissé
Résistant, combat sans arme
Écarlate coulent les larmes
Pourquoi les ai-je donc écouté ?

Le sang inonde mes papilles
Qu'à la dernière goutte je suce
Ma bouche torturé rictus
De mes cris se fait la coquille

Devant leurs lames occultées
Sans crainte je tourne le dos
Je sais qu'importe mes mots
Les serpents vivent pour poignarder

dimanche 20 décembre 2015

Vasectomie



Ma tendre muse à la chevelure de brasier
Dont les yeux capturent chaque rayon de soleil
Ta peau d’albâtre je ne me lasse pas de baiser
Ton corps aux allures divines tous mes sens éveille
Le diable seul sait que pour toi je me ferai
Peintre à la palette tachée de sang vermeil

En ton glorieux nom je m'armerai de bravoure
Puisque fou, aucun homme ne s'est fait paladin
De cette belle pour qui j'écris nombreux discours
Qui a la caresse aussi douce que le satin
Ton cœur, vaste désert j'inonderai d'amour
Afin qu'humide soit ton temple du soir au matin

Cependant trop de freins heurtent mon indécence
Je ne veux pas que vive une copie de moi
Les idiots diront que de l'union c'est l'essence
Bien que je souhaite ardemment vivre sous ton toit
Saches que comme toi je ne recherche descendance
Jamais tu ne porteras un enfant de moi

Ce lourd sentiment encore inconnu j'embrasse
Moi qui ai pourtant si peur de me voir mourir
Car en effet à chaque fois que tu m'enlaces
Cette barrière synthétique ne me fait que souffrir
Peu importe que ma généalogie trépasse
Puisqu'à l'infini de toi je pourrai jouir

vendredi 18 décembre 2015

Golem



Moi qui ne suis qu'un poète à la jeune plume
Tourmenté, harassé par une vie de peines
En suis venu à pleurer le temps où nous fûmes
Contemporains des génies à la gloire ancienne

Tant de fois dérouté face à la page blanche
Mains tremblantes, mine basse, à l'image de ce monde
Heurté par le passé, à l'espoir trop étanche
Mais qui ne se résout à cette à cette fin immonde

Car du vide glouton me suis fait ennemi
Meurtrier de pensée, animal délétère
Lui qui emplit les têtes de mes pairs et amis
N'attise que ma haine et mes pensées amères

Dix fois, cent fois, mille fois, l'ai-je maudit en silence
Combien de fois l’impressionnant golem abscons
A-t-il considéré ma verve comme nuisance ?
Alors que sans cesse, nous rêveurs, le combattons

Aveugle à notre lutte, le monstre ferme les yeux
Sourd à notre martyr, l'ogre ne fait que goinfrer
Afin de le défaire, je renierai les dieux
Sans remords, pour son cadavre pouvoir contempler


samedi 12 décembre 2015

Je vais crever.



Trève de balivernes
Je sais bien qu'en moi le cancer hiberne
La sale haleine de ces connards foudroie la chandelle
Ma foi chancelle chaque fois que passe ma chance
De faire mieux que passable
Ouais c'est vrai la vie n'est qu'une passade
Y'a que mon nom qui sera gravé dans le marbre
On m'aura zappé avant la fin d'une vie d'arbre
J'ai trop de trucs sur la conscience c'est macabre
Y'a de quoi se slasher les veines au cut, ciseaux, sabre

Je vaux pas mieux que les autres, ça c'est sûr
Des plus forts que moi sont déjà partis sans murmure
Certains ont peur du bruit, moi c'est le silence qui me bute
Ça me rappelle qu'un jour la vie se casse, sérieux nique cette pute

Ma date de péremption ne cesse de s'approcher
Je serai pas comme ces rats qu'à la vie ne font que s'accrocher
Bonhomme, quand c'est ton heure, y a pas à négocier
La faucheuse attend pas, marchande pas, elle te fume sans sourciller

Je me la joue mac, je fais genre quand j'ironise
Alors qu'on fond de mes Stan la peur me tyrannise
Elle tire à balles réelles et mon calecif elle daronise
La rage au ventre, la bave aux lèvres, je ferme ma gueule comme une soumise

Je suis dans la file de ces Lemmings qui se dirigent pas vers les Grammy
Ça file droit comme sous Lénine pas le temps de se faire des amis
Avec le temps je comprends pourquoi elle se shootait Amy
En ce bas monde vaut mieux se vendre plutôt qu'accepter l'ennui

Parfois j'ai l'impression que mes pensées sont enclavées
Dans un lexique dyslexique parfaitement sous-développé
Pas faute de lire ces FDP déjà clamsés
Et de passer des heures sans que ma tête du rhymebook ait décollé

Je pige pas le truc les dés sont pipés ma parole
Je pompe que d'al, sur ma mère, je suis trop pas une charogne
Quand ces traîtres me surnomment pute c'est la douleur intercostale
Et quand je les croise, c'est le silence abyssal
Z'êtes trop dans le mal, à deux doigts de la fissure anale
Représente pour les zoulous en kiff sur Claire Chazal
Ma vie rendez-nous service et collez-moi une balle


jeudi 10 décembre 2015

Sous tes rayons



L'épiderme échauffé, ruisselant de ma sueur
À ton zénith, tu me fais don de ta lueur
Pénible vie, que deviendrai-je sans ta chaleur
Condamné à migrer, pauvre oiseau de malheur

Le corbeau en mon âme, pareil à mes atours
Semble sombrer, sans mot chanter, jour après jour
Mais toi soleil, sur tes rayons apporte l'amour
Fruit doux comme le miel, allégeant nos cœurs lourds

Noirs sont les jours où tu ne rayonnes pas sur moi
Désemparées, lèvres sèches assoiffées de toi
Ton éblouissant regard me plonge en émoi

À trop t'admirer je me brûlerai la rétine
Qu'importe ton sourire agit sur moi comme morphine
Qu'on se le dise, le soleil se prénomme Marine

jeudi 3 décembre 2015

Haïkus



Solitude

Assis dans le train
Conversant avec moi-même
Je refais le monde

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Haïku

Il n'est pas aisé
En français de reproduire
Cet art japonais

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Sexe

Lorsque je te prends
Le monde entier disparaît
Tu es mon exil

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Poésie

Les vers aligner
Puis les syllabes compter
Voila mon refuge

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Amour

Tes pleurs je veux fuir
Je ne veux que ton sourire
Ma vie je te l'offre

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Désillusion

Au fil de ma vie
Alors que passent mes années
J'accepte ma fin

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Vacuité

Ne suis un grand homme
Point de destin torturé
Je ne suis qu'un chiffre

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Réalisation

La réalité
Désillusion des médiocres
Vie pavée d'échecs

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Fin de l'été

La mort du soleil
La désertion balnéaire
La fin de l'été

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Complexité

Poème composer
Nombre de pieds limité
Est un vrai casse-tête

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Glamour

Un homme moderne
A les soucis d'une femme
Sans les avantages

mercredi 2 décembre 2015

Impasse



Souvent l'homme face à l'éternelle obscurité
Se plaît à croire qu'il est plus brave que ses semblables
Mais connaissant cette race il est des plus probables
Qu'il se fourvoie, effroi berceau de cécité

Or du fond de son âme l'homme se veut inconscient
La pure horreur de la réalité il fuit
Car lorsque ce dernier sonde au fond de lui
Il comprend qu'il finira tout comme ses parents

Tout au bout du chemin la faucheuse patiente
Inutile de courir car elle est omnisciente
Et nul coin de ce monde est hors de sa portée

Homme, ton heure approche lorsque tu veilles ou tu dors
Nul ici bas ne peut échapper à la mort
Blâme plutôt ceux qui sur cette terre t'ont amené

La Mouche (Haïkus)





I

Posée sur le blanc
Du mur auquel je fais face
La mouche me contemple


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II

Sur ma rouge manche
Un potentiel logement
Se pose la mouche


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III

Coincée sous la terre
Elle est captive de ce train
La mouche égarée

lundi 30 novembre 2015

La Chasse (BLOODBORNE Tribute)


Par une nuit de chasse rôde le bon chasseur
Dans les rues de Yharnam il sème la terreur
Les braves gens du bourg peuvent dormir sans peur
C'est aux sombres bêtes qu'il arrachera le cœur

Vous pouvez trembler, impies assoiffés de sang
Car d'expier vos fautes il est venu le temps
Bien au fond de vos antres, terrez-vous à présent
Pour vous le chasseur vient, alors méfiez-vous en

Au clair de lune sur vous il abattra sa hache
Purifiant ce monde, afin que tous sachent
Que nous sommes délivrés, de la honteuse tâche
C'en est tout de l'âge de l'oppression par ces lâches

dimanche 29 novembre 2015

L'ermite



En proie à d'insipides démons intérieurs
Loin du monde vacillant sous la bêtise humaine
Avec la nature et les étoiles pour demeure
Tel une ombre perdue l'ermite traîne sa peine

Pourtant de clairvoyance il a reçu le don
Lui dont on dit que de sa vie il ne fait rien
Et vous comprendrez que vous le vouliez ou non
Qu'aveugles et sourds vous méprisiez un homme de bien

Puisque lui seul a réalisé la folie
Fleurissant dans ce que vous appelez ennui
Conquérant sommets hors d'atteinte de vos sciences

Le barbare est prompt à chiner ce qu'il ignore
Mais parlant de l'ermite votre silence est d'or
Car lui seul ici bas est doué de conscience

mercredi 25 novembre 2015

Amoureuse Renaissance



Est-ce grave si je compte les jours
Moi qui adepte des longs discours
Dans un silence d'église me mure
En proie à mes pensées claires obscures

Lassé d'être le jouet du destin
Lui qui ma gorge serre de sa main
Aujourd'hui je prends mon envol
Vers toi et des airs plus frivoles

Fini les miroirs cassés
Les larmes sur mes joues ont séché
À l'annonce de ton béni retour

S'en est allé le temps de prétendre
Bien terminé le temps de t'attendre
Faites place au temps de l'amour