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jeudi 12 juin 2014

Nidhögg


Salut à toutes et à tous dans cette petite chronique JV.
Aujourd'hui on va parler d'un jeu indé complètement abusé, il s'agit du titre de Messhof, intitulé Nidhogg.
Ça date de 2010, mais je viens de découvrir ça et c'est la claque, voila pourquoi on va en parler aujourd'hui ! 

Le jeu 




















Nidhogg, ça paie pas de mine visuellement, on a un écran avec deux persos super simples, ils ont une épée, ils se font face, on comprend rapidement qu'on est pas là pour enfiler des perles.
Comme je disais, visuellement c'est simpliste, oui, tout est dans le gameplay, ça se joue à deux boutons, un bouton pour sauter et un pour attaquer + le stick pour se déplacer et régler le positionnement de la lame de son épée. Les principes du jeu sont super rapides à comprendre et les commandes très faciles à prendre en main pour rapidement maîtriser tous les aspects et possibilités de mouvements.

Le principe est donc simple, on a nos deux persos qui s'affrontent, le vainqueur du premier duel a pour mission d'avancer vers la suite du niveau ( vers la gauche ou la droite, selon sa place de départ) et d'atteindre le bout du niveau pour remporter la victoire. Le perdant du duel, lui devient défenseur, va réapparaitre et devra stopper l'attaquant en le tuant pour ainsi prendre sa place et tenter d'atteindre l'autre bout du niveau.
Ce principe central donne lieu a des duels épiques, des courses poursuites effrénées, des pièges, des embuscades et beaucoup de fun.

Comme une petite vidéo parle souvent mieux qu'un tas de mots, je vous laisse regarder ce petit trailer de Nidhogg qui présente bien le jeu.



Je pense que c'est assez parlant, ce jeu = 100% ACTION

Ça veut dire quoi Nidhögg ?

"Nidhögg", c'est un ancien nom qui nous vient de la langue nordique scandinave du Moyen-Âge. C'est un nom qui fait référence à un animal mythique, souvent un serpent géant ou un dragon, vivant sous les entrailles de l’arbre Yggdrasil, élément central de la mythologie nordique. Dans le cadre du jeu on retrouve totalement la référence au serpent géant, qui apparaît à la fin de chaque bataille.



Traduit littéralement, Nidhögg signifie : "celui qui frappe férocement". Effectivement.

Dans la mythologie, Nidhögg fait soit référence au serpent géant qui attaque les racines de Yggdrasil, l'arbre de vie, soit à Nidhögg, le dragon avaleur de cadavres. Il semblerait que les deux pistes soient mixées au sein du jeu puisqu'on a affaire à un serpent géant qui dévorent les combattants victorieux.



On sent bien la référence à cette culture nordique dans le jeu, avec en somme, une référence cachée aux Valkyries, déesses guerrières qui emmènent les meilleurs guerriers au Valhalla. Sauf qu'ici les guerriers victorieux ne sont pas sélectionnés et récompensés, mais plutôt dévorés par un monstre sous les acclamations de la foule. Une sorte de déviance dans la mythologie, puisque le vainqueur est heureux de sa victoire, acclamé par la foule et se jette sans attendre dans la gueule du monstre. La bataille serait en fait un test pour savoir qui aura l'honneur de nourrir la bête.

Le solo (Time Attack)

Dans le mode solo du jeu, on comprend tout de suite qu'on a affaire à un jeu orienté speedrun, puisque dès qu'on lance le mode Single Player (Joueur Célibataire) le jeu nous affiche les temps effectués par les meilleurs joueurs mondiaux (le meilleur temps actuel pour compléter le jeu est de 6 minutes et 53 secondes ( par Chhipz).

Le but du jeu solo sera donc de vaincre 16 adversaires de plus en plus forts (meilleurs réflexes, réactions, attaques vicieuses etc) sur les quatre niveaux du jeu : Castle (château) Clouds (nuages) Mines (mines) Wilds (cambrousse).

Le jeu nous incite donc à tenter de battre ces 16 adversaires le plus rapidement possible, et à toujours réessayer et développer des tactiques pour toujours être plus efficace et rapide. Le but est de se battre soi-même (son meilleur temps) ou de battre les autres joueurs (leur meilleur temps).


Le Versus

Le versus, la bagarre, ou comment perdre ses amis, c'est bien là la vrai nature de ce jeu ! Un contre un, on choisit le niveau, et en voiture Simone, seul le plus agile, le plus rapide et celui qui a le plus vendu sa mère pourra remporter la victoire et l'honneur de se faire gober sec et net par un serpent géant rose.

Ce jeu est vraiment simple techniquement, et sur le plan des contrôles mais il offre une profondeur énorme de gameplay dans tout ce qui est mindgame, traps, les possibilités de ruser son adversaire humain, de le piéger. Les aspects techniques laissent place aux aspects mentaux et font que n'importe qui peut prendre du fun en jouant avec ses potes après cinq minutes d'apprentissage. C'est là ce qui rend se jeu super fun entre pote.

C’est du un contre un, en effet, mais les développeurs ont eu la riche idée d'inclure un mode tournoi pouvant incorporer jusqu'à huit joueurs, pour déterminer qui est le King of Kings, la beast of the beasts parmi votre cercle de jeunes loubards.

Le jeu dispose d'un mode multi en réseau, mais la nervosité du jeu et la pauvreté des serveurs rend la pratique en ligne difficile à cause des lags, je vous recommande le multi en local qui est parfaitement réglé, quant à lui.

La musique

La bande son du jeu a été composée par DAEDELUS, elle est composée du main theme de Nidhogg et des quatres thèmes des niveaux du jeu. Ces thèmes remuent super bien et mettent une bonne ambiance bien nerveuse pour les duels.

Mention spéciale pour le thème du niveau Clouds qui est juste énorme, surtout combiné à environnement visuel du niveau dans le ciel au milieu des nuages, appréciez donc plutôt :



En résumé, Nidhogg, ça déboîte carrément, checkez le site du jeu si vous voulez le choper, par ICI
Le jeu est à 15$, il est aussi dispo sur Steam et sera peut être en promo un de ces jours si vous ne voulez pas le payer plein pot. Il vaut cependant le coup, grosse jouabilité et beaucoup de fun quand on joue avec les copains ! N'hésitez pas ! 

Je vous laisse avec le screenshot de mon record perso sur le solo, établi hier soir (mon 4ème run donc ça sera surement amélioré bientôt) Venez me tester si vous avez ce qu'il faut où il faut ! 


dimanche 18 mai 2014

Valkyrie Profile 2 Silmeria





Bienvenue à tous dans cette nouvelle chronique vidéoludique.
Pour ce troisième article j'ai choisi de vous parler d'un autre jeu que j'affectionne beaucoup, il s'agit de Valkyrie Profile 2 Silmeria.
Valkyrie Profile 2 Silmeria est un excellent jeu, mais très très peu connu. Il a reçu le prix IGN du "meilleur jeu que personne ne connait." Je pense que ça vous situe le contexte.
Je vais donc vous présenter la série, ce titre en particulier en parlant de ses aspects techniques caractéristiques, puis j'aborderai les éléments qui m'ont fait aimer ce jeu et pour terminer j'aborderai quelques éléments connexes au jeu.





Valkyrie Profile

La série Valkyrie Profile a vu le jour en 1999 sur Playstation avec la sortie de Valkyrie Profile sur Playstation. Il s'agit d'une série de RPG (jeu de rôle) ayant pour thème la mythologie nordique, incorporant les divinités nordiques telles que Odin ou encore les mythes tels que les valkyries, comme le titre de la série l'indique. 

Valkyrie Profile 2 Silmeria 

Silmeria est le second jeu de la série à avoir vu le jour. Il est sorti en 2006 au Japon, puis en 2007 en Europe et aux USA. À signaler que le premier opus de la série n'est jamais arrivé dans les rayons des magasins en Europe, puisqu'il est resté exclusif au Japon et aux USA. 

Valkyrie Profile 2 Silmeria a pour sous-titre le nom d'une moitié de son personnage principal. Laissez-moi expliquer : Le personnage principal du jeu, Alicia, princesse en exil du royaume de Dipan, est habitée par l'esprit aussi en exil de Silmeria, une Valkyrie qui a fuit le Valhalla afin de contrecarrer les sombres desseins de Odin et de la Valkyrie Hrist. C'est d'ailleurs le fait qu'elle soit habitée par l'esprit d'une valkyrie qui a valu a la princesse Alicia d'être mise à l'écart par son père, le roi Barbarossa, la faisant passer pour morte. En effet son père la pensant devenue mentalement instable, voire possédée, il n'aurait pas supporté de la voir vivre ainsi près de lui, c'est pour cela qu'il l'a, à l'origine gardée captive. Cependant, Alicia réussit un jour à s'enfuir grâce à l'aide de Silmeria. 

L'action du jeu commence alors que Silmeria informe Alicia qu'elle a un rôle important à jouer, elle doit prévenir le roi Barbarossa, son père, que le dieu Odin veut déclarer la guerre aux humains. Pour cela elle doit traverser la mer pour rejoindre la ville de Dipan. Elle va alors rencontrer Rufus, un jeune aventurier semi-elfe qui va lui apporter son soutien tout au long de sa quête. Cc'est Silmeria, qui ressent un fort pouvoir en Rufus, qui indique à Alicia de se fier à lui. 

Tout au long de ses aventures, Alicia va rencontrer de nombreux personnages, et va disposer de nombreux alliés. En effet, en elle vivent les âmes de nombreux esprits de guerriers défunts recueillis par la valkyrie Silmeria, qu'elle peut invoquer à loisir quand le besoin s'en fait sortir. Ces esprits combattants de valeureux guerriers du temps passés sont appellés Einherjars. 

C'est donc accompagnées de leurs alliés et des Einherjars qu'Alicia et Silmeria vont tout mettre en oeuvre pour empêcher Odin de rayer le monde des hommes de la face de la Terre.

Je vous invite à regarder la vidéo d'introduction du jeu, afin de mieux vous représenter les personnages et l'intrigue du jeu.



Le jeu

Valkyrie Profile 2 Silmeria est donc un RPG conçu par Tri-Ace, une équipe de développement japonaise. Le jeu a été édité par Square Enix (vous connaissez Final Fantasy ?).
La grande particularité graphique du titre réside dans le fait, que, lors des phases de donjon/ville, bien que tous les éléments des personnages et des décors soient modélisés en 3D, l'affichage se fait sur un plan en 2D. On déplace alors Alicia, protagoniste principal du jeu vers la gauche, la droite, le haut ou le bas (à la Super Mario, pour les cancres). Ce système particulier permet une construction créatives des donjons, sous formes de casses-têtes à résoudre, en utilisant les ennemis rencontrés comme éléments sur lesquels on peut sauter pour atteindre des plateformes et ouvrir des passages.

Le système de combat du jeu se veut dynamique, en temps semi réel, puisque le temps s'active dès que votre groupe, groupe composé jusqu'à quarte des guerriers de votre équipe, se met en mouvement. Il est donc à votre guise de prendre le temps de voir la situation de combat évoluer autour de votre groupe à mesure que vous vous déplacez.  Ce système permet une grande maîtrise des déplacements , grâce à des fonctionnalités stratégiques telles que la dispersion de groupe, séparation des unités, d'aborder chaque bataille en tant que combattant et stratège.


Vidéo de gameplay présentant le système de combat, et les attaques spéciales.


Doté d'un système d'attaques, d'équipements et de compétences fort fourni, Valkyrie Profile sait faire montre d'une grande profondeur dans la gestion du groupe, avec notamment la gestion des Einherjars qui vous permettra d'avoir soit un large choix de combattants au sein de votre groupe, ou bien d'utiliser l'âme de ces derniers, les révoquer afin de renforcer vos personnages de base, ce qui limite la profondeur de votre effectif, mais renforce des compétences. Tous ces réglages au sein du jeu en font un titre très profond et très plaisant quand on en a saisi les mécaniques.




Ce qui m'a plu dans ce jeu :

- Thème et univers :

La mythologie nordique est pas super représentée dans les RPG ( je crois, enfin c'est le seul jeu que je connais sur ce thème dans le genre, on va dire) et c'est vraiment cool parce que ce type de mythologie se prête complètement à la concoction d'un RPG complètement épique avec des guerriers baraqués, des mages avec des capuches, des archères sexy (of course).

- Gestion du groupe :

La gestion du groupe est vraiment au centre du gameplay, on dispose de quatre emplacements pour l'équipe qu'on envoie sur le champ de bataille, les guerriers sont répartis en quatre catégories : guerrier léger, guerrier lourd, archer et mage.
La gestion des équipements, des attaques que vos guerriers vont lancer, et le placement de ces derniers sont autant d'éléments qu'il faut apprendre à gérer. Ce qui donne un jeu fort complet et intéressant.
On passe pas mal de temps à essayer des combinaisons d'items et de persos différents afin d'obtenir une alchimie parfaite sur le champ de bataille.
C'est vraiment jouissif une fois qu'on a bien saisi les rouages du jeu.

- Profondeur de contenu :

Le jeu est très complet, sur le plan du récit, il y a pas mal de textes historiques à lire in-game, des éléments narratifs partout dans les villes, beaucoup de dialogues avec les habitants qui nous permettent de nous imprégner de l'ambiance du jeu, particulièrement de la peur ambiante de subir la colère divine.
Chaque personnage dispose d'une fiche qui raconte son histoire, on connait les dates de naissance et mort des Einherjars, par exemple. On connait à peu près tout de leur vie passée, ce qui fait qu'on s'attache beaucoup à ces derniers, et qu'on a parfois peine à les révoquer (si vous aussi vous marchez à l'affectif, bien sûr).





La Bande Originale :



La bande originale du jeu a été composée par Sakuraba Motoi.
Elle est tantôt poétique, tantôt bien rocky pour les bastons, avec la pointe d'epic qui s'impose, bien entendu. Elle colle vraiment bien à l'ambiance du jeu et lui donne une bonne consistance.
Ambiance merveilleuse et mystique, 100% dans le mille.




Donc en résumé, Valkyrie Profile 2 Silmeria, c'est du Square Enix, bien ficelé sur tous les plans, c'est du solide. Vous pouvez y aller, y'a pas de soucis. Le jeu est très bon, une excellente durée de vie, bien entendu, une courbe de difficulté des plus raisonnables qui vous tiendra en haleine sans vous forcer à farmer comme un fou. Le farm est présent pour optimiser les capacités de l'équipe, mais dans la mesure du raisonnable.  Un titre vraiment solide, qui mérite plus de reconnaissance. Je vous invite à tester le jeu et partager l’article pour faire connaitre le titre si vous êtes du même avis que moi.

À bientôt pour une autre chronique ! 

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vendredi 4 avril 2014

Les jeux de mon coeur #2 : Grandia (グランディア)



Salut à tous, bienvenue dans cette deuxième chronique des "jeux de mon cœur". Aujourd'hui ça va être très spécial pour moi, je passe en mode fanboy total pour vous parler de mon jeu préféré de l'univers : Grandia. Titre que j'ai découvert au début de mon adolescence et qui a été un genre de guide dans mon éducation vidéoludique et guide spirituel dans ma vie. En effet, je vais ici chanter les louanges de ce jeu et vous expliquer pourquoi vous devriez tout de suite aller jouer à Grandia ! Enfin, après avoir lu l'article.




Grandia est un J-RPG (jeu de rôle japonais), qui a vu le jour sur la Sega Saturn en 1997, puis la Playstation de Sony en 1999.
Le jeu a été développé par les studios Game Arts et distribué par Ubisoft.
Les hommes importants du projet sont Takeshi Miyaji, le producteur du jeu, qui nous a malheureusement quitté en 2011, et le compositeur de la bande-son mythologique du jeu, Noriyuki Iwadare, qui est reconnu comme un des plus grands dans ce domaine.

Le jeu a donc été développé par les équipes de Game Arts, qui est à l'origine de la série Lunar. Le développement de Grandia a d'ailleurs débuté juste après le lancement du dernier volet de cette série.
En 1997, le jeu a vu le jour au Japon, mère-patrie des RPG, sans pour autant connaître le même sort à l’international, puisque le jeu est complètement passé à la trappe aux USA et est arrivé au compte-gouttes en Europe.
Il a donc fallu attendre 2001 et le portage du jeu sur Playstation pour que Grandia fasse sont arrivée en fanfare dans nos contrées. En fanfare est peut-être une grande expression, étant donné la reconnaissance que recevait les jeux vidéos, sans même parler des RPG, à l'époque.

A sa sortie au Japon, le jeu a été acclamé par la critique, et a reçu globalement de très bonnes notes dans la presse spécialisée, avec des notes frôlant la perfection.
Côté public, la version Saturn est le quinzième jeu le plus vendu sur ce support au Japon.
Pour l'anecdote, en 2006, les lecteurs de Famitsu ont classé Grandia comme étant le 73ème meilleur jeu de tous les temps.

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Grandia nous raconte l'histoire de Justin, un jeune garçon, vivant dans une petite ville ouvrière avec sa mère et sa meilleure amie Sue. Le père de Justin était un grand aventurier lorsqu'il était encore en vie, et Justin rêve de marcher sur ses traces. Chaque jour, la Pierre d'Esprit, une pierre mystérieuse que lui a légué son père, lui rappelle que l'aventure est son destin.

Un jour, alors qu'il visite des ruines mystérieuses en compagnie de Sue, la Pierre d'Esprit de Justin se met à briller étrangement, et réveille les ruines autour d'eux. Justin fait alors la rencontre de Liete, personnage mystique, qui est la représentante d'une civilisation depuis longtemps disparue. Elle annonce alors à Justin qu'il est l'élu qui doit partir à la recherche des mystères de la civilisation d'Angelou, puisqu'il est le détenteur de la Pierre d'Esprit.

Cette révélation va changer la vie de Justin, et le décider à se lancer à l'aventure, comme il avait toujours voulu le faire sans jamais véritablement connaître son objectif jusqu'ici.

Au fil de ses aventures, Justin, accompagné de Sue, va faire de nombreuses rencontres, des découvertes merveilleuses, mais va surtout découvrir son rôle en ce monde et tenter d'accomplir sa destinée.

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Le gameplay de Grandia est assez classique dans ses grandes lignes, puisqu'il se divise en deux phases, l'exploration des villes où l'on va dialoguer avec les PNJ, commercer avec les marchands et rechercher des personnages ou objets pour faire avancer la trame narrative. La seconde partie du gameplay est l'exploration de donjons, toujours très classique, mais tellement efficace, l'équipe avance dans des dédales de couloirs et de salles, rencontrant des monstres à affronter et trouvant des coffres contenant des objets et équipements.

Côté combat, on aborde l'un des aspects novateurs et puissants du titre, car Grandia dispose d'un système de combat révolutionnaire pour l'époque, où le tour par tour à la Final Fantasy régnait sans partage sur la scène RPG.

Le combat se joue au tour par tour, cependant l'ordre de passage des personnages et monstres est en constant mouvement, géré par une barre où chaque combattant se déplace plus ou moins vite, selon ses compétences, chaque action fera le personnage se déplacer plus ou moins vite sur la barre, les coups reçus ralentissent ou font même reculer. C'est une mécanique assez simple que le joueur apprend à apprivoiser rapidement mais qui régit les combats de manière à les rendre intéressants du point de vue stratégique tout en rendant l'action parfaitement dynamiques, avec de nombreux mouvements de personnages et ennemis simultanés à l'écran. Avec ce système, Grandia réussit le pari d'organiser de manière stratégique le chaos de la mêlée d'une bataille en temps quasi-réel avec peu de temps morts.

On va tout de suite regarder une petite vidéo de gameplay, qui va illustrer ce système de combat et aussi vous permettre de voir la façon de combattre de certain des protagonistes.



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La force de Grandia réside aussi dans ses personnages, le jeu propose un casting très étoffé de héros, personnages secondaires et protagonistes en tous genres. Chacun des personnages a son propre caractère, sa façon de pensée, son but et des espoirs.

                      Justin

Justin est le héros du jeu, c'est un jeune homme vif et courageux qui n'hésite jamais à se lancer à l'aventure, son humour et sa bonne humeur permanente font qu'il est un plaisir total de suivre les traces de ce jeune homme au cœur d'or. Au cours de ses aventures Justin va apprendre des valeurs comme l'importance de l'amitié, le respect des traditions, la force de l'amour ou encore la place et le rôle que chacun occupe en ce monde. Le joueur va apprendre et grandir en même temps que Justin, et c'est là la beauté de Grandia.

                        Sue

Sue est la meilleure amie de Justin, ils se connaissent depuis leur plus jeune âge et ne se sont jamais quittés, Justin est comme un grand frère pour Sue, bien que cette dernière se prétend plus mature que son âge afin de pouvoir rester en toutes circonstances avec Justin. Sue va d'ailleurs suivre Justin dans ses aventures, prétendant que ce dernier ne sait rien faire lorsqu'elle ne l'accompagne pas. Sue est extrêmement courageuse pour son âge, elle a perdu ses parents étant très jeune et vit avec son oncle et sa tante, de ce fait, la mère de Justin et ce dernier l'ont toujours prise en affection et protégée. La loyauté de Sue envers eux est indéfectible.


                    Feena

Feena est une aventurière, la meilleure aventurière du monde, selon de nombreuses rumeurs. Elle va rencontrer Justin et Sue lors d'un voyage, et va se joindre à eux car elle est impressionné par le tempérament et la mentalité aventurière authentique de Justin, que Feena avait perdu depuis quelques temps. Grâce à ses nouveaux amis, Feena va redécouvrir ce qu'est véritablement l'aventure et tisser des liens indestructibles avec ces derniers.

Il serait un peu étrange ici de vous présenter l'ensemble des personnages du jeu sans vous exposer en profondeur l'histoire de ce dernier, cependant, les personnages incarnent vraiment la profondeur de ce jeu. Chacun d'entre eux ayant de multiples facettes à leur personnalité, et tous étant attachants à leur manière, on ne peut que les adorer, voire s'identifier à eux.

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Le scénario du jeu retrace donc le parcours de Justin à la recherche de la civilisation disparue d'Angelou, qui rapidement va se retrouver confronté à divers intérêts extérieurs, notamment ceux de l'armée qui désire s'emparer de la Pierre d'esprit afin d'accomplir de sombres desseins. Mais Justin va affronter toutes les épreuves, accompagné de ces amis toujours plus nombreux et toujours plus soudés à lui. Chaque épreuve le rendant plus fort, et plus mature, chaque rencontre sera une nouvelle aventure et une belle leçon pour Justin, qui saura toujours tirer le meilleur de chaque situation grâce à son enthousiasme sans limite. C'est bien cela qui rend Grandia si attachant, ce jeu est un enchaînement de rencontres merveilleuses, de découvertes fantastiques, de combats épiques et d'explorations de donjons mystérieux. Le scénario de Grandia, bien que simpliste et enfantin, diront les critiques, joue parfaitement son rôle : nous faire vibrer au cours d'une belle histoire, authentique et merveilleuse, qui fera rêver le joueur, et éveiller en lui son âme d’aventurier.

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Bien que relativement scripté et dirigiste de par son scénario, Grandia offre tout de même une profondeur de jeu tout à fait respectable. Le jeu propose plusieurs donjons secrets à la difficulté relevée, dont un qui mettra la patience des joueurs à rude épreuve, rien de tel pour prolonger l'expérience de jeu ! De même les arbres de compétences du jeu sont assez profonds, et c'est une sacré dose de farm qui vous attend si vous comptez débloquer toutes les compétences et mouvements de chaque personnage. Aussi, la profondeur du jeu réside dans la richesse de ses environnements, que ce soit les zones de ville ou d'innombrables lignes de dialogues sont disponible pour interagir avec les PNJ qui vont vous aider à étoffer comme il se doit le background de ce jeu, de même que les zones de donjons disposent de nombreux recoins et passages à explorer pour accumuler tout le stuff nécessaire pour lessiver le titre de manière totale.

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Comme dit précédemment, la bande originale de Grandia a été réalisée par le compositeur Noriyuki Iwadare, qui a réussi a créé une musique collant parfaitement à l'ambiance en s'inspirant de croquis et illustrations tirées du jeu alors que ce dernier était encore en cours de développement.

Je vais d'ailleurs aller plus loin, en affirmant que c'est Iwadare qui a donné vie à Grandia par sa musique.
Car la musique de Grandia ne sert pas juste à occuper nos oreilles pendant le jeu. Chaque thème colle réellement à chaque situation, il est indéniable que c'est la musique elle-même qui donne la couleur au jeu.
Iwadare était vraiment l'homme de la situation, selon Game Arts, puisqu'il avait déjà collaboré avec ses derniers sur la série Lunar, et Game Arts a vu juste, car la bande son de Grandia a été un grand tournant de sa carrière, selon les propres dires du compositeur.

Iwadare est tellement fier de la bande son de ce jeu qu'il a remastérisé une sélection des titres de la bande son de Grandia, et en a fait un album intitulé "Vent : Grandia Arrange Version" Le mot vent vient véritablement du français, car le vent est une symbolique liée à l'aventure au coeur de Grandia.

Au-delà de la musique du jeu, qui est un véritable enchantement, tous les audios du jeu ont été produits avec soin. Dans la version japonaise, l'équipe a fait appel à des doubleurs spécialisé dans les jeux et les animés disposants d'une grande expertise dans le domaine. La version anglophone n'est pas en reste, puisque les dialogues punchys de ce titre sont doublés avec brio par un casting de qualité.

Grandia propose véritablement une ambiance riche dont la bande son ne fait que renforcer l'authenticité et ne fait qu'augmenter l'affection qu'on peut porter à ce titre.

Je vous laisse ici apprécier le thème principal de Grandia, dans sa version arrangée par Iwadare.



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Pour conclure, je vais encore un fois laisser parler ma fibre nostalgique, qui est bien entendu, la motivation principale de la rédaction de cet article, et aussi de cette chronique en général.
Grandia est un jeu simple, très facilement abordable, sa difficulté est parfaitement dosée pour permettre aux joueurs d'avancer au cœur de l'histoire sans avoir à farmer pendant des siècles, ce qui est fort appréciable pour savourer l'aventure.

Cependant le jeu présente un challenge notable pour les joueurs qui sont jusqu'au-boutistes dans la mesure où les donjons optionnels et l'exploration totale de l'arbre de compétence vont demander beaucoup de temps et d'efforts.

Mais surtout, Grandia est un beau jeu, pas forcément visuellement parlant, bien que ce titre soit charmant par de nombreux aspects, les ambiances des villes et donjons, renforcées par la bande son mythique donne au jeu beaucoup de cachet. Au delà de cela, ce titre est beau de par le message qu'il véhicule, et par les valeurs qu'il prône. Jouer à Grandia m'aide à me rappeller l'enfant que j'ai été, et qu'un jour j'ai pensé que la vie était une belle aventure qui n'attend que d'être vécue.

Je sais que beaucoup vont me rire au nez, cependant, je pense totalement ce que j'écris, ce jeu est un véritable monument vidéoludique, bien que non exempt de défaut, mais ce qu'il représente à mes yeux n'a pas de prix.

C'est pour cela que je vous invite à non pas tester ce jeu, mais à le jouer entièrement et le découvrir avec une âme d'enfant, prêt à la découverte et l'émerveillement.

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Voila qui conclue cette seconde chronique, j'espère que cette dernière vous aura plus et vous aura donné l'envie de découvrir ce titre, oh combien cher en mon cœur. Je vous invite à laisser un commentaire, partager l'article sur vos réseaux afin de propager la bonne parole ! 

À très bientôt pour un nouvel article et une nouvelle chronique JV sur un autre jeu de mon cœur ! 



jeudi 13 mars 2014

Les jeux de mon coeur #1 : Persona 4

Shin Megami Tensei : Persona 4



Comme vous le savez sûrement si vous suivez un peu le blog, ma grande passion, c'est le jeu vidéo. J'ai des goûts un peu atypique en matière de jeu, du moins, je pense. Le but de cette chronique sera pour moi de partager avec vous quelques uns des titres qui me font le plus chavirer. Je présenterai brièvement les œuvres, puis j'expliquerai ce qui m'a séduit chez elles. 

Le premier titre auquel je vais consacrer ma chronique est donc Persona 4.

Shin Megami Tensei : Persona 4, communément appelé Persona 4, est un jeu de rôle japonais (J-RPG) développé par Atlus (firme désormais partie intégrante de SEGA).
Le jeu est le sixième volet de la série Shin Megami Tensei, il est sorti en France en 2009 sur Playstation 2. 
Il a été réédité récement dans sa version "Golden" pour la PS Vita. Il est d'ailleurs considéré comme l'un des meilleurs titres de la portable de Sony.



L'un des aspects les plus interressants de la série Shin Megami Tensei est son univers pour le plus atypique dans les J-RPG, en particulier parmis ceux qui arrivent jusque chez nous. 
En effet, l'histoire de Persona 4 prend place dans le monde réel à notre époque. On y incarne un lycéen, qui emmenage dans la petite ville japonaise fictive de Inaba, ville où il va passer l'année et vivre chez son oncle, un policier de cette petite ville.
Le jeu nous met dans la peau de ce jeune étudiant qui va découvrir Inaba et la vie en son sein en même temps que nous, le joueur. Il va falloir vivre, étudier, et se faire des amis dans cette nouvelle vie.
Le second aspect marquant du jeu est son mode de gestion du temps, puisqu'en effet, le joueur est placé en situation de simulation quasi réelle du temps puisque le jeu se déroule de manière linéaire, jour après jour, on suit les journées du héros du moment où il se réveille jusqu'à l'heure de son coucher.
On va donc aller en cours, rencontrer des gens, sortir, travailler, s'amuser, etc.

Au-delà de ces spécificités intrinsèques, le jeu présente un scénario des plus interressants, puisqu'il ne faudra pas longtemps à notre jeune héros pour se retrouver impliquer dans une histoire pour le moins étrange. 
Peu de temps après son arrivée, par une nuit de brouillard, le corps inanimé d'une femme est retrouvé, l’hypothèse du meurtre est la plus probable, bien que surprenante dans la petite ville tranquille d'Inaba.
Quelques jours plus tard un autre corps est retrouvé, lui-aussi après une nuit de brouillard. 
De plus, la rumeur court en ville à propos d'une chaîne de TV étrange qui ne diffuse qu'à minuit les soirs de pluie.
Il se trouve en fait que la rumeur est fondée et que la télévision diffuse des images des futures victimes de crime.
Le héros et ses amis vont alors se lancer à la poursuite du responsable des enlèvements et la rescousses des personnes kidnappées. 

Le système de jeu est assez simple, le temps de jeu est divisé en deux parties: la vie lycéenne du héros qui vit au quotidien, où il va passer ses journées à étudier, rencontrer des gens, travailler, enquêter sur les disparitions, et tout un tas d'autres activités ( c'est d'ailleurs cette diversité qui est l'un des points forts du jeu), et l'autre partie représente le temps passé par le héros dans le monde à l'intérieur de la télévision, où ses amis et lui se rendent pour combattre les Ombres et libérer les personnes kidnappées.
Durant les journées on suit le rythme de vie du lycéens, on acquiert différentes compétences et noue des liens sociaux selon nos choix de dialogues et d'activités dans le jeu.
Les phases se déroulant dans le monde de la TV représentent le cœur du gameplay, là où l'aspect RPG prend corps, puisque le monde de la TV est en fait les donjons du jeu que le héros va parcourir au cours de l'histoire.
Les combats se jouent en tour par tour semi-dynamique avec un système de forces et faiblesses élémentaires et de Personas, qui sont des genres de créatures puisant leur force dans la personnalité secrète des personnage et sont des figures inspirées de la mythologie japonaise, scandinave, antique romaine, etc.
Les Personas sont au cœur du jeu puisqu'elles permettent au joueur d'avoir une flexibilité dans les attaques lancées, accompagnées d'un système d'évolution et de fusion permettant de créer des Personas toujours plus puissants.

Il faudrait beaucoup de temps pour présenter en profondeur le jeu, alors je vais vous laisser regarder ce trailer pour mieux vous imprégner du style si particulier de ce jeu à l'ambiance si prenante.


Il est clair que Persona 4 dispose de nombreux atouts dans sa manche qui font de lui un solide J-RPG avec un thème bien particulier qui le fait sortir du lot.
Je vais maintenant vous donner les trois raisons pour lesquelles j'adore ce jeu :




- Le thème abordé : 
Le thème central de ce jeu est particulièrement profond est intérressant, de plus il est totalement universel. En effet, le jeu aborde les différents aspects cachés des personnalités des gens.
Ces parts refoulées de notre esprit que l'ont se cache à soi-même et qui pourtant nous ronge. Un thème particulièrement mature pour ce jeu puisqu'on y aborde l'hypocrisie sociale, la jalousie, la manipulation, le refoulement, parmi tant de thème si actuels. 
Persona 4 ne peut pas vous laisser de marbre dans la mesure où il est fort probable que vous puissiez vous-même vous reconnaître dans la nature d'un des protagoniste, avec ses qualités et ses défauts. 
C'est cet aspect du jeu qu'on découvre au fur et à mesure de la progression qui a su me séduire, au-delà du gameplay même de l'opus.

- La bande son : 
W.O.W. c'est tout ce qu'il y a à redire de cette bande son de sauvage. 
Elle colle totalement au thème du jeu et parvient à renforcer l'ambiance, peu importe la situation. 
Des petits airs J-Rock J-Pop pas dégueux pour les scènes kawaii du quotidien qui te filent la pêche. 
Des gros sons rocks qui envoient pendant les combats avec les mobs, qui collent parfaitement à l'apparence moderne du titre.
Cette OST est tellement bonne que je vous invite direct à l'écouter pour vous plonger dans l'ambiance du titre. 
La musique parle d'elle-même, on ressent les situations de jeu rien qu'en écoutant l'OST.


- Le système temporel du jeu.

L'aspect gestion du quotiden de ce jeu le rend totalement immersif, puisque l'on vit au rythme des journées vécues par le héros du jeu.
Chaque matin on se lève avec lui et on prend toutes les décisions concernant son quotiden. 
Faut-il étudier, chercher un travail, passer du temps avec ses amis, réviser pour les examens, aider ses amis à tricher pendant les cours ? 
C'est vous qui prenez chaque décision, et chacune de ces décision pèse dans la balance au cours de l'histoire, puisque chaque activité influe sur vos relations, votre porte-monnaie, vos compétences, vos résultats scolaires etc. 
En plus du temps temporel qui influe sur le déroulement du jeu, avec sa gestion de l'agenda en fonction des activités prévues et imprévues (vacances scolaires, interros surprises, etc.) le temps météorologique vient rajouter son grain de sel dans l'affaire.
En effet, les meurtres dans le jeu sont commis les nuits des brouillard, et la chaine télé permettant de voir les victimes n'apparait que les nuits pluvieuses. De ce fait, cela rajoute une variable supplémentaire à gérer au cours de l'aventure. 
Ces données à gérer créent une véritable immersion dans le jeu et permettent au joueur de s'investir véritablement dans l'aventure.

En plus = Persona 4 Arena



Fan de jeux de baston à la japonaise ? L'univers de Persona 4 vous a absorbé dans le monde de la TV ?
Persona 4 Arena est là pour vous un bon gros jeu de baston bien propre qui tabasse comme il faut. 
Je vous laisse regarder le trailer pour voir ce que le bébé a à offrir !
En plus d'être un bon jeu de baston, ce jeu vous permettra de vois vos persos favoris de la série se mettre sur la tronche et ainsi poursuivre l'expérience au cœur de cet univers coloré.
Et comme ça, si vous aussi, Teddy vous agace, vous pourrez lui meuler la face à coups de sabre, couteau ou coups de pieds dans la face ! 


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Voilà qui conclut ma première chronique jeu vidéo sur le blog.
J'espère que ça vous aura plu ! 
De même, j'espère que j'ai su susciter chez vous l'envie de vous interresser à la série Persona.
A savoir que les titres de la série sont très abordables, 10$ pour les anciens titres et une vingtaine de € pour les plus récents !! 

N'hésitez pas à partager l'article si il vous a plu et à me rejoindre sur Twitter @nick_vdbg si mes bêtises vous plaisent ! 
A très bientôt, la prochaine chronique JV sera surement sur mon jeu favoris de tous les temps : GRANDIA et j'ai très hâte de vous le présenter !